Novembre 2019 : Les rendez-vous

Par . Publié le 03/11/2019



Born to be a live

Du 5 au 16 novembre, Le Manège – scène nationale-Reims va vivre au rythme de son festival Born to be a live. Cette nouvelle édition affiche une programmation 100% féminine avec des pièces fortes et engagées. Nous retrouverons entre autre Phia Ménard en Athéna queer dans Contes Immoraux, Maison Mère, le rituel écoféminisme Hymen Hymn de Nina Santes, les poèmes du XIIe siècle de la trobairitz Beatritz de Dia et les chants des Mapuches, indigènes originaires du Sud du Chili, dans Quietos de Marcela Santander Corvalán, ou encore la révolution chorégraphique de Tatiana Julien avec le solo-manifeste Soulèvement.

Les Inaccoutumés

Le festival des Inaccoutumés de la Ménagerie de verre célèbre du 12 novembre au 7 décembre sa 25e édition et réunit une nouvelle fois de nombreux artistes, confirmés ou prometteurs. Plusieurs pièces programmées cet automne prennent la forme de duos : Eszter Salamon s’intéresse à la généalogie féministe en invitant sa mère à performer à ses côtés dans le septième épisode de ses monuments chorégraphiques : M/OTHERS, la chorégraphe Ivana Müller et l’écrivaine Gaëlle Obiégly pratiquent l’art de la broderie et de la conversation dans Entre-Deux, le jeune binôme Gabriel Gauthier et Elsa Michaud matérialise les réminiscences d’héroïnes de cinéma dans Rien que pour vos yeux, ou encore la dernière création d’Hélène Iratchet avec deux clowns en quête d’humanité dans Sketches. Dominique Gilliot, artiste associée à la Ménagerie, présentera sa dernière création Différentes Choses, résultat d’une recherche sur la pratique de l’hypnose.

Focus Claudia Triozzi

Les Laboratoires d’Aubervilliers accueillent du 12 au samedi 30 novembre la performeuse et chorégraphe Claudia Triozzi. Pendant trois semaines, de nombreux rendez-vous permettront de faire une traversée dans l’oeuvre et la pratique de l’artiste italienne. Imaginé comme une scène ouverte au public, le chantier évolutif et participatif Un CCN en terre et en paille réunira des volontaires et des étudiants autour de la construction d’un « objet-architecture-lieu » en terre et en paille. Tout au long du processus, des performances avec des invités rythmeront l’avancée du chantier et un épisode de la trilogie Pour une thèse vivante (vers son geste) sera présenté chaque samedi avec des artistes, artisans et intellectuels : l’occasion de (re)découvrir le travail audacieux de Claudia Triozzi !

Next Festival

Véritable rendez-vous de la création contemporaine, le Next Festival continue d’être un grand carrefour international de la création contemporaine. Du 14 novembre au 7 décembre, 39 spectacles sont programmés sur le territoire transfrontalier entre l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai et la région Hauts-de-France. Entre autres, plusieurs artistes engagés témoigneront des crises géopolitiques qui déchirent notre monde : dans Orestes in Mosul, le flamand Milo Rau réunit des comédiens européens et irakiens en délocalisant la tragédie d’Eschyle dans les ruines de Mossoul occupées pendant plusieurs années par Daech, le duo franco-israélien Winter Family présente avec H2 – Hebron, une saisissante visite guidée au coeur de la ville palestienne d’Hébron sous l’occupation israélienne, et l’artiste Julian Hetzel invite au plateau des réfugiés dans All inclusive pour interroger frontalement l’esthétisation de la violence et des images de guerre à travers le prisme de l’art contemporain. Cette 12e édition offre aussi de la place à la jeune création avec deux solos féminins qui convoquent chacun une figure hybride disparue : Ôno-Sensation de Pauline Le Boulba et Le Grand Sommeil de Marion Siéfert.

Focus danse au Théâtre de la Bastille

Du 18 au 23 novembre, la danse s’immisce une nouvelle fois sur le plateau du Théâtre de la Bastille. Les chorégraphes Loïc Touzé et Daniel Linehan y présenteront chacun leurs dernières créations. Loïc Touzé explore les résonances et le potentiel chorégraphique que recèlent les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach jouées au clavecin dans le trio Forme Simple et revient sur sa propre carrière de danseur et de chorégraphe dans sa conférence dansée Je suis lent. L’américain Daniel Linehan explore quant à lui dans son solo Body of Work les souvenirs kinesthésiques de son propre répertoire à la recherche des gestes latents qui y sommeillent pour en proposer une digestion chorégraphique.

Photo © Olivier Charlot : Pour une thèse vivante : Episode I (2011) de Claudia Triozzi


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