Mai 2020 : Les rendez-vous déconfinés

Par . Publié le 14/05/2020



Monumental de Jocelyn Cottencin

Premier projet personnel pour la scène de l’artiste Jocelyn Cottencin, Monumental réunit douze interprètes de haut vol qui font déjà de cette pièce, par leur seule présence, un événement. Douze personnalités et autant de possibilités pour répondre à la question : qu’est-ce qui fait monument aujourd’hui ? Présenté comme un objet d’art visuel dans un premier temps, Monumental est par la suite devenu un spectacle à part entière. Dans un entretien publié sur maculture.fr en 2017, Jocelyn Cottencin se confiait sur le passage de la vidéo à la scène  : “Monumental c’est tout autant un objet d’arts visuels qui joue avec le chorégraphique, qu’une chorégraphie qui jouerait avec les arts visuels et le sculptural. En le présentant sur un plateau, il y a évidemment le rapport au spectaculaire avec lequel j’avais envie de me confronter.” Découvrez la captation vidéo de la performance réalisée au MAC VAL Musée d’art contemporain du Val-de-Marne dans le cadre des Journées européennes du patrimoine en 2016.

My lunch with Anna d’Alain Buffard

Certaines rencontres marquent une vie. En 1995, Alain Buffard fait la rencontre déterminante de la chorégraphe californienne Anna Halprin avec qui une amitié et un dialogue artistique vont se nouer, et influencer profondément son travail et ses réflexions. Dix ans plus tard, le chorégraphe l’invite, dans le cadre du tournage du film My lunch with Anna, à revenir sur son parcours. Au rythme de cinq déjeuners tournés à San Francisco, Alain Buffard interroge Anna Halprin dans des espaces clefs pour son oeuvre : sa maison, son outdoor dance desk, une forêt, pour son travail dans la nature, Washington square, un parc qu’elle a investi à plusieurs reprises, le Berkeley Art Museum, pour son lien étroit à l’architecture ou encore les abords d’une plage que tous deux avaient déjà arpenté ensemble. My lunch with Anna est disponible sur Numeridanse.

Un Faible Degré d’Originalité d’Antoine Defoort

On connaît l’Amicale de Production pour ses spectacles-performances à l’esprit fameusement tordu, qui empruntent parfois avec amusement aux conférences et autres démonstrations de pensée leurs codes surannés et leur méthodologie scientifique. Avec Un faible degré d’originalité, Antoine Defoort, membre-fondateur de cette « coopérative de projets artistiques », s’éloigne doucement des digressions sensées pour jouer à son tour des codes du spectacle et faire conférence. Il nous propose ainsi une réflexion précise et poussée sur la question des droits d’auteurs qui, loin du bâillement juridique, en dit long sur le cheminement philosophique et anthropologique du système occidental. Le spectacle est visible sur le compte Youtube d’Antoine Defoort.

Daytime Movements de Boris Charmatz et Aernout Mik

Le travail du plasticien et vidéaste néerlandais Aernout Mik mêle vidéo, performance, sculpture et architecture. Exposé au MoMA à New York en 2009 et au Jeu de Paume à Paris en 2011, l’artiste a également représenté les Pays-Bas à la Biennale de Venise en 2007. En collaboration avec le chorégraphe Boris Charmatz, il co-signe l’installation vidéo Daytime Movements. Dans un entretien réalisé en 2017 sur maculture.fr, Aernout Mik évoquait ses affinités avec Boris Charmatz : ”Je pense que nous partageons un intérêt pour le collectif et pour la manière avec laquelle les mouvements et les gestes peuvent se déplacer de corps en corps. Nous créons tous les deux des situations qui, d’une façon ou d’une autre, explorent des états intermédiaires ou en devenir, où les espaces et les ordres se rencontrent et deviennent instables.” La vidéo Daytime Movements est visible sur le compte Viméo de la compagnie de Boris Charmtaz.

Twenty-Seven perspectives de Maud Le Pladec

De Fausto Romitelli au collectif new-yorkais Bang on a Can, en passant par Sebastien Tellier ou encore Daft Punk, la danseuse et chorégraphe Maud Le Pladec développe une écriture chorégraphique en lien avec la musique. Pour sa dernière pièce créée au Festival Montpellier Danse en 2018, la directrice du Centre chorégraphique national d’Orléans fait de la Symphonie Inachevée de Schubert son nouveau terrain de jeu. Avec l’aide du compositeur Pete Harden, elle extrait de la pièce originale 27 séries de variations (en référence au plasticien, théoricien et critique d’art Rémy Zaugg qui avait réalisé 27 esquisses perceptives de La Maison du pendu de Paul Cézanne) afin de développer une symphonie chorégraphique, à la fois envolée et fantomatique. La captation intégrale de Twenty-seven perspectives est accessible sur le compte Viméo de la compagnie.

Photo Monumental © Jocelyn Cottencin


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