Janvier 2022 : Les rendez-vous

Par . Publié le 01/01/2022



Festival Faits d’hiver

Inspirée par les figures féminines de l’imaginaire religieux ou mythologique occidental, Teresa Vittucci explore dans son travail les récits façonnés par le patriarcat et cherche à proposer de nouvelles lectures alternatives. Deuxième volet d’une trilogie intitulée Éloge de la vulnérabilité, sa dernière création Doom interroge le lien entre haine et misogynie à travers les figures d’Ève et Pandore, respectivement première femme dans la Genèse et la mythologie grecque. Teresa Vittucci présente Doom les 27 et 28 janvier à l’Atelier de Paris CDCN dans le cadre du Festival Faits d’hiver. 

Festival ICI&LÀ

Qu’il signifie « dans le sillon » ou « swing », le mot groove témoigne de la primauté de la musique pour inviter à la danse. Impulsions et mouvements se conjuguent aux sensations et au besoin de s’abandonner au rythme. Le solo g r oo v e de Soa Ratsifandrihana, sa première pièce, joue ainsi entre appréhension de l’espace et énergie physique. Avec une sensualité progressive, la danseuse et chorégraphe révèle le groove comme le dénominateur commun de nos désirs de danser. Soa Ratsifandrihana présente g r oo v e le 2 février à La Fabrique – Université Toulouse Jean Jaurès dans le cadre du festival ICI&LÀ présenté par La Place de la Danse – CDCN Toulouse Occitanie. 

Festival Trente Trente

L’acronyme KRUMP signifie Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise. En le traduisant en français par EPURRS (Éloge puissant d’un Royaume Radicalement Soulevé), le chorégraphe Fabrice Lambert témoigne du désir de donner un nouvel essor à une danse urbaine exutoire née de la colère des rues de Los Angeles au début des années 2000. Chorégraphié en collaboration avec Wolf (Wilfried Blé) et Cyborg (Alexandre Moreau), respectivement vice-champions du monde et champion d’Europe de Krump, Fabrice Lambert croise leurs gestuelles et leur engagement à une écriture elle-même riche de soubresauts et d’impulsions. Fabrice Lambert présente EPURRS 360 les 21 et 22 janvier au Festival Trente Trente à Bordeaux.

Théâtre National de Chaillot

En remettant en jeu son écriture chorégraphique à chacune de ses pièces, en frottant son geste à celui de compositeurs hétéroclites, Alban Richard échafaude depuis une vingtaine d’années une œuvre plurielle et riche en relations étroites avec des formes musicales. Après avoir confronté son écriture aux musiques médiévales, pop, baroque ou électronique, le chorégraphe convoque avec sa nouvelle création 3 Works for 12 trois compositeurs expérimentaux des années 1970 : Brian Eno, Louis Andriessen et David Tudor. Alban Richard présente 3 Works for 12 les 5 et 6 janvier au Théâtre de Caen et du 12 au 15 janvier au Théâtre National de Chaillot à Paris.

Centre Wallonie Bruxelles à Paris

Né au cirque, venu à la danse et à la performance théâtrale, Gaël Santisteva a longtemps été interprète avant de créer en 2017 sa première pièce Talk Show, conférence ludique sur le vieillissement prématuré des artistes de cirque. En 2021, il présente un second travail où il est question de décélération et de décroissance, Garcimore est mort. Poursuivant son entreprise de déconstruction du spectaculaire, il se met en scène avec trois performeurs dans une pièce qui, dans sa dramaturgie même, tend vers la sobriété, le ralentissement. Écriture collective de plateau, improvisations sur le fil, esthétique pop et absurde sont le bâti d’une « méta-performance » qui se joue d’elle-même. Gaël Santisteva signe là un éloge de l’inutile, du doute comme voie et de l’amusement comme remède. Gaël Santisteva présente Garcimore est mort les 25 et 26 janvier au Centre Wallonie Bruxelles à Paris.

Photo Doom © Ramon Königshausen


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